Zelensky et ses manipulateurs veulent que l’Europe entière plonge dans l’abîme. Mais le talentueux M. Zelensky pousse le scénario au-delà des limites acceptables lorsqu’il commence à donner des gifles à Berlin.

Jusqu’à présent, la « Team Zelensky » a joué un jeu adroit, bien qu’un peu trop confus. Le président ukrainien a trouvé le temps, dans son emploi du temps chargé par la guerre, de s’adresser à plus de 17 parlements dans le monde ces dernières semaines, avec à chaque fois un discours taillé sur mesure pour appuyer sur des boutons émotionnels culturels spécifiques.

En plus d’écrire des discours avec art, il est apparemment au téléphone tous les jours avec les dirigeants du monde pour raconter les horreurs présumées commises par les troupes russes et réclamer l’envoi de plus d’armes en Ukraine et des sanctions plus draconiennes pour Moscou. Il trouve également le temps de s’adresser au public d’Hollywood avec des discours larmoyants. Disons simplement que ce type est bien trop occupé pour qu’il s’agisse d’une production solo.

Team Zelenksy : on doit en conclure que le président Vladimir Zelensky cache bien son jeu. Les rapports sur les comptes offshore de plusieurs milliards de dollars dans les Caraïbes sont un autre indicateur.

Le comédien-acteur d’origine juive est un parfait faire-valoir ventriloque pour faire la façade d’un régime infesté de forces militaires nazies. Ce faire-valoir est d’autant plus important que les États « démocratiques » occidentaux parrainent et militarisent jusqu’au cou le régime dont les fantassins arborent fièrement les insignes de la Waffen-SS [NDT : pour rappel l’insigne du bataillon Azov est une copie de celui de la division blindée SS « Das Reich » qui a notamment commis le massacre d’Oradour-sur-Glane].

Mais la sensation de pouvoir que représente le fait de tromper le monde semble lui être montée à la tête, ainsi qu’à celle de ses manipulateurs de la CIA et du MI6. Cette semaine, l’équipe Zelensky est allée trop loin en snobant l’Allemagne, la puissance pivot de l’Union européenne.

Il s’est avéré que le président allemand Frank-Walter Steinmeier a été informé par les assistants de Zelensky qu’il n’était pas le bienvenu à Kiev en tant que membre d’une délégation comprenant les dirigeants de la Pologne et des États baltes. Ces quatre dirigeants ont poursuivi leur « visite de solidarité » à Kiev tandis que Steinmeier est resté à Berlin. Cette rebuffade a causé un embarras majeur en Allemagne, et même le chancelier Olaf Scholz, aux manières douces, s’est dit « irrité » par l’insulte faite au chef d’État allemand.

Une des raisons de l’affront fait à Steinmeier est sa plainte selon laquelle il est perçu comme étant trop proche de la Russie. Pendant le gouvernement de coalition de l’ancienne chancelière Merkel, Steinmeier était ministre des affaires étrangères et a aidé à négocier les accords de paix de Minsk de 2014 et 2015. Kiev a répudié ces accords et c’est l’une des raisons pour lesquelles la guerre actuelle en Ukraine s’est intensifiée avec l’intervention de la Russie le 24 février. Pour Kiev, prétendre que Steinmeier est « trop proche de la Russie » sur cette base est ridicule et ne fait que montrer à quel point le régime est déraisonnable et obsessionnellement anti-russe.

Mais il semble qu’il y ait plus que cela. Zelensky et ses manipulateurs américains et britanniques ont cherché à faire pression sur l’Allemagne, ainsi que sur la France, pour qu’elles adoptent une ligne plus antagoniste contre la Russie. Comme l’a noté avec indignation le Washington Post cette semaine, les deux grandes économies européennes et membres de l’OTAN ne « jouent pas le jeu » en termes de fourniture d’armes à l’Ukraine.

Le chancelier Scholz a jusqu’à présent résisté à la pression pour envoyer plus d’armes lourdes à l’Ukraine. Berlin a été raillé pour avoir fourni « seulement des casques ».

De même, Scholz a refusé les appels à un embargo total sur les importations de pétrole et de gaz russes. Sans doute se rend-il compte qu’une telle mesure serait suicidaire pour l’économie allemande.

Entre-temps, cependant, Zelensky et ses scénaristes sont devenus de plus en plus stridents et irascibles. Montrant son impatience, Zelensky a déclaré cette semaine que toute l’Europe devait immédiatement couper le commerce de l’énergie avec la Russie afin de « cesser de parrainer la machine militaire russe ».

Pour souligner le mécontentement de Berlin qui ne se montre pas suffisamment agressif envers Moscou, il semble que l’équipe Zelensky ait en quelque sorte pensé que c’était une bonne idée d’insulter le président allemand.

Mais en surjouant leur jeu, Zelensky et ses ventriloques courent le risque de faire éclater la très importante « unité » de l’OTAN et de l’Union européenne sous le leadership écrasant des Américains.

Cette unité apparente est plus fragile que les fanfaronnades extérieures du président américain Joe Biden voudraient le faire croire. Washington cherche désespérément à maintenir l’OTAN et l’UE sur le même poste de combat virtuel en ce qui concerne sa guerre par procuration contre la Russie. Si les membres de l’OTAN commencent à remettre en question toute la folle politique d’armement de l’Ukraine ou si les membres de l’UE commencent à remettre en question les sanctions autodestructrices, alors le front anti-Russie mené par les États-Unis commence à s’effondrer.

Dans sa vanité, l’équipe Zelensky risque de perdre le fil. Un pays artificiel situé à la périphérie de l’Europe, embourbé dans la corruption oligarchique et les paramilitaires néo-nazis et dirigé par un comédien devenu politicien, semble avoir acquis la notion arrogante qu’il a l’autorité de dicter sa politique à Berlin, Paris et même à l’ensemble de l’Union européenne.

De plus, le régime de Kiev est soutenu par la Pologne et les États baltes qui ne sont pas exactement considérés comme des « Européens libéraux modèles ». Avant que le conflit ukrainien n’éclate, Bruxelles et Varsovie étaient sur une trajectoire de collision en raison des politiques prétendument anti-européennes de cette dernière.

Le fait que Zelensky insulte l’Allemagne en humiliant le président Steinmeier de manière aussi publique montre que lui et ses manipulateurs ont surestimé leur influence.

Le fait de prononcer des discours bien ficelés qui exploitent les faiblesses psychologiques d’autres dirigeants nationaux a été un stratagème réussi par l’équipe Zelensky. Mais ils négligent le fait qu’il n’est qu’un simple pion issu d’un pays périphérique. Tôt ou tard, l’hystérie et l’hyperbole s’évaporent et il ne reste que l’image incongrue d’un pion disant aux chefs d’État européens ce qu’ils doivent faire. Pousser la propagande anti-russe a ses limites de crédibilité et d’indulgence. Scholz, Macron et Le Pen ne vont pas se plier à leur avilissement total.

Zelensky et ses manipulateurs veulent que l’Europe entière sombre dans l’abîme. Mais le talentueux M. Zelensky pousse le scénario au-delà des limites acceptables lorsqu’il commence à donner des gifles à Berlin.

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